Cafourche – création

 

L’arrière-plan imaginaire de ce projet provient des cafés-charbons parisiens, du bal auvergnat et de la culture populaire paysanne des pays d’oc du début de l’ère industrielle, pour proposer une véritable création entre concert, conte, théâtre musical, paysages sonores et autres expérimentations ludiques à partir de ce répertoire traditionnel.
Le groupe Grapaud de Plumas proposera une immersion dans ce monde de parias (du métayer à l’ouvrier) et dans ces ambiances de milieu nocturne, de peur sacrée (païenne comme catholique), de nuit, de caves, de sensualité, de transgression, de violence et de misère ; de leur transcendance par le satyre, la dérision et la catharsis par la danse.
Issus des musiques improvisées, expérimentales et traditionnelles, les quatre musiciens s’empareront de ce fond musical en mettant l’accent sur le travail des tempéraments et des timbres, l’utilisation de structures évolutives, voire ouvertes et une certaine rugosité.
Ayant chacun pris part à de multiples expériences de spectacle vivant (théâtre, performance, danse, cabaret, etc.), la scénographie fait partie intégrante de leur vocabulaire. Les musiciens pourront tour à tour endosser différents rôles : conteur, acteur, Monsieur Loyal, archiviste, etc.
Ils feront aussi appel aux arts sonores via l’utilisation de matières abstraites, de citations, de paysages et d’archives issues de collectages (COMDT, La Talvera, ACPA, etc.).
Le répertoire exploré se compose d’airs à danser (bourrées d’Auvergne, polkas, etc.) de regrets, de réveilles et de complaintes meurtrières. Celui-ci permettra d’accéder à la transe, d’évoquer la nostalgie d’un pays rêvé, la dureté d’une condition sociale, le blues des sans-voix, la complexité du rapport au sacré, entre dérision et dévotion.

A pas mai d’argent qu’un grapaud de plumas
Littéralement : « Il n’a pas plus d’argent qu’un crapaud de plumes ».
Se dit de celui qui n’a pas d’argent. Chacun sait que le crapaud a une peau verruqueuse et dépourvue de plumes. Nos anciens qui ne manquaient pas d’utiliser l’environnement immédiat le savaient bien, et, pour qualifier quelqu’un de pauvre, de nécessiteux, ils ont fait appel à cet amphibien, par dérision, bien évidemment.

In Expressions et dictons occitans, Christian Camps, éditions Christine Bonneton, p. 18
 
Grapaud de Plumas : François Dumeaux, synthétiseur modulaire, chant et violon, Luc Fagoaga, chant et mégaphone, Bastien Fontanille, vielle à roue, chant et circuit bending, Florian Nastorg, saxophones, magnétophone et objets
 
 Informations
Tarifs : 13/8/5 €
Réservations auprès du COMDT au 05 34 51 28 38